Je suis très heureuse de vous retrouver autour d’une thématique qui me tient particulièrement à coeur « Oser dire non ».

Alors pour ceux et celles qui ne me connaissent pas, je suis Magali Mathé et je suis thérapeute et coach certifiée. J’accompagne les individus et les groupes vers une vie plus en amour, en paix et en joie. 

Pour cela, je les aide à se libérer de leurs douleurs psycho-émotionnelles, énergétiques ou spirituelles et à passer à l’action, dans leur vie, depuis l’espace du coeur. Je propose des espaces à la fois en individuel et en collectif, en présentiel comme à distance.

Alors pourquoi j’ai choisi cette thématique ?

Une des problématiques que je retrouve très souvent chez les personnes qui me consultent, que ce soit en thérapie ou en coaching, c’est leur difficulté à dire non, source de nombreuses douleurs de la non écoute de soi à la sur-adaptation, comment se respecter car c’est cela que ça vient entre autres interroger d’oser dire non mais pas que.

Je vous propose de vous apporter quelques pistes de réflexion et d’introspection, ainsi que quelques clés pratiques pour oser dire non. Bien sûr, je ne vais pas, en un seul article, couvrir l’intégralité de la thématique, vous vous en doutez.

Alors pour commencer, il me semble important d’éclairer ce que veut dire s’autoriser.

Alors le mot le comprend, c’est se rendre auteur, c’est-à-dire s’appartenir et c’est situé au niveau du deuxième chakra qui se trouve sous le nombril (les chakras ce sont des centre énergétiques) donc savoir déjà ce qu’on ne veut pas, ce qui fait de la place alors pour savoir ce qu’on souhaite et pouvoir dire un vrai oui qui est au niveau lui du troisième chakra qui se situe au niveau du plexus solaire et qui vient donc après cet apprentissage du non, ce qui nous permet de dire des oui authentiques lorsque nous sommes en capacité d’écouter, d’entendre notre petite voix intérieure.

Cependant, ce deuxième chakra il vient après le premier appelé le chakra racine qui lui est le centre de notre sentiment de sécurité intérieure (j’insiste intérieure pas extérieure). C’est aussi le chakra de l’enracinement donc c’est intéressant de ressentir énergiquement où vous êtes enraciné(e) ? Est-ce que vous êtes enraciné(e) chez vous ou à l’extérieur ? Parce qu’on voit bien l’implication que ça va avoir sur le fait d’être capable de dire non ou pas. En effet, si vous êtes branché sur l’extérieur, il y a de fortes chances que vous n’osiez pas dire non, de la même manière si vous avez besoin de l’extérieur pour vous sentir en sécurité là encore vous allez avoir du mal à vous positionner par le non.

Donc avant d’aller activer les chakras du haut, il est bon de veiller d’abord au bon alignement de nos chakras du bas.

En sachant qu’après le plexus si on déroule le fil énergétique et je vous invite vraiment à le resentir en vous, on va avoir le passage par le chakra du coeur puis ensuite le chakra de la gorge. Là encore c’est intéressant de noter que l’expression, la voix du coup elle passe d’abord par le tamis du coeur.

Alors le non c’est quoi au fond ?

Le non, c’est le seuil entre l’intérieur et l’extérieur ; une autre manière de le nommer entre la permission et l’interdit. 

Le non il est fondateur, c’est comment je deviens un sujet autonome avec le non salvateur, le non protecteur.

C’est un chemin de liberté, d’émancipation, de construction de soi et pas du soi. 

La difficulté arrive lorsque nous vivons le non comme un enjeu.

Nous allons alors tordre notre réel et nous contraindre peu importe les raisons que ce soit pour continuer d’être aimé(e), pour ne pas oser notre vulnérabilité, par peur de blesser l’autre etc.

Nous allons alors nous sur-adapter, aller sur des terrains irrespectueux de nous, faisant ainsi de l’autre en terme d’énergie, un potentiel tyran le rendant potentiellement responsable de ce que nous visons alors que cela repose sur notre incapacité à dire non.

Les mécanismes d’adaptation qui font que nous ne nous connaissons pas et donc cela nécessite d’aller vers notre exploration, d’aller à notre rencontre de trouver nos racines en nous et par cette sécurité intérieure ne pas avoir peur de perdre le lien, une situation, de quitter un job, une relation, de se dépouiller, c’est cela aussi le courage de dire non.

Alors que faire ?

Je vous propose d’élargir votre vision en envisageant le non autrement.

Le non, ce n’est pas une porte qui se claque mais plutôt une fenêtre ouverte sur le champ des possibles dans la co-création avec l’autre.

En effet, le oui n’est habité que si je suis capable de dire non sinon c’est dire des oui qui n’en sont pas vraiment ce qui en contre point peut réduire l’autre à un agresseur, à un tyran à mon propre enfermement en disant oui alors que c’est non à l’intérieur.

Et on voit bien qu’énergétiquement ça va conduire à se strecher en permanence pour éviter de dire, pour éviter le conflit, pour éviter les conséquences d’oser dire.

Cependant, notre capacité à dire non rend notre oui précieux.

Notre non donne la permission ou interdit de rentrer, il fixe une limite et met un stop ce qui sous-tend que notre intimité est précieuse.

Si nous laissons tout le monde rentrer, l’intimité perd de sa consistance, de sa densité et si nous disons toujours non, cette intimité se transforme en une solitude.

Par ailleurs, il nous appartient de verbaliser ce que nous ressentons et pensons car l’autre n’est pas devin et nous ne pouvons laisser peser sur lui cette responsabilité de deviner ce que nous vivons au-dedans. À observer à cet endroit d’ailleurs, si vous considérez que si l’autre devine votre besoin alors c’est qu’il vous aime et que vous en faîtes une preuve d’amour.

Exprimer nos besoins, nos désirs, nos émotions, c’est osez aller rencontrer l’altérité c’est-à-dire la différence car pour une même situation chacun va la percevoir, la ressentir, la vivre différemment.

Un autre aspect que je vois en séance et que j’avais envie de nommer dans cet article, c’est lorsque les personnes sont sur un chemin spirituel avec à son apogée l’amour inconditionnel. Alors elles ne vont pas oser dire non comme si ça les ramenait en miroir à cet amour inconditionnel qu’elles ne sont pas encore et qu’elles ne seront peut-être jamais. C’est une illusion d’amour inconditionnel avec je ne dis pas non alors qu’en fait à l’intérieur ça pleure, ça couine, ça grince.

Dire oui à tout, c’est dire non à vous-même en faisant cela et après ça crée des scénarisations dans lesquelles vous ne vous respectez pas et toutes les situations qui reviennent dans vos vies.

Un autre point c’est les fameux people pleasing, c’est-à-dire les gens qui font plaisir qui peuvent être sincères mais bien souvent ce ne sont en fait que des fausses politesses qui donnent lieu à des situations bancales. En effet vivre pour les autres, faire des choix tièdes ça ne tient pas longtemps et surtout ça crée des vies plein de ressentiments dans lesquelles nous nous maltraitons nous-mêmes

Alors apprendre à être bien et en paix avec soi, sentir ce qui vibre profondément pour nous et oser aller vers. C’est cela aussi osez dire non s’émanciper de ce qu’on attend de nous ou de ce qu’on pense qu’on attend de nous.

Je trouve aussi intéressant de noter que dire non est aussi culturel. Par exemple en japonais, dire non est considéré comme impoli. Il n’existe pas un mot pour dire non mais différentes formulations. Au Japon, la notion de je n’est pas très importante, on se situe toujours par rapport à une forme de hiérarchie sociale et exprimer son désaccord en japonais n’est pas qu’une affaire de mots mais aussi de coutumes, règles et respect. Ainsi, exprimer un « non » direct est considéré comme trop franc, trop fort et est, en général, mal perçu. Ainsi, les Japonais disposent de toute une flopée d’expressions leur permettant de refuser poliment tout en respectant leurs interlocuteurs.

Alors que faire avant que le corps ne prenne le relai comme ambassadeur par les maux des mots non exprimés ? Des non-dits notamment à travers les maladies de peau comme l’exczéma par exemple ; la peau étant aussi la frontière palpable entre moi et l’autre. 

N’oublions pas que notre corps est notre premier enseignant qu’est-ce que le mal nous dit.

Avant de vous proposer des choses pratiques, j’aimerai vous partager ceci : une émotion c’est quoi finalement ? C’est de l’amour replié.

Autrement dit de l’amour qui n’est pas, qui n’est plus déployé, qui s’est cristallisé et on peut imaginer que derrière le fait de ne pas oser dire non, il y a comme émotion notamment de la peur.

Alors pourquoi je vous dis cela ? Parce que lorsque nous comprenons que c’est de l’amour qui ne circule plus, l’origine c’est souvent un non qui a été reçu de l’extérieur alors quelque chose s’est refermé, s’est replié en nous parce que notre élan, notre amour par exemple n’a pas été reconnu, n’a pas été entendu.

Et ma proposition, c’est de toucher de nouveau cette émotion, la reconnaître et déjà vous allez pouvoir observer, sentir, ressentir qu’elle va perdre en intensité, qu’elle va perdre en densité parce qu’en fait plus on va mettre de côté nos émotions et plus elles vont se renforcer, se densifier. Dès qu’on va dire oui à quelque chose qui a reçu un non, ça s’allège immédiatement car le flux d’amour circule à nouveau.

Donc déjà dans un premier temps de voir pour vous, quelles sont vos émotions qui sont associées, qui se cachent derrière le je n’ose pas dire non, ça c’est le premier point de départ, voir d’où ça part en vous si c’est la peur, la colère ou la tristesse qui vous entrave.

C’est entrevoir aussi le dire non comme une opportunité de réduire l’écart entre ce que nous sommes et ce que nous laissons paraître en osant notre vérité.

Une autre chose aussi à noter c’est que bien souvent quand nous avons connu un extrême comme ne jamais dire non, nous allons aller expérimenter l’autre extrême à savoir toujours dire non pour trouver notre juste équilibre, la voix du milieu. 

Au départ, ça peut être assez déstabilisant parce qu’on passe son temps à dire non et cela peut sembler triste par rapport au fait de dire oui, le système peut être déstabilisé donc l’invitation c’est de rester dans la confiance dans le processus à l’oeuvre qui va vous permettre de retrouver votre verticalité.

Alors à présent, j’aimerai vous apporter quelques ressources pratiques : 

Dans une société agitée et avec beaucoup de pression, la première chose que je préconise c’est de ralentir pour sentir ce qui est bon pour vous ou pas, quitte à reporter votre réponse si vous n’arrivez pas à percevoir l’évidence qui est bonne pour vous. Vous pouvez prendre quelques respirations en revenant dans un espace de calme, de paix pour ne pas vous laisser happer par votre mécanisme de défense.

Une des pistes de progrès pour oser le non, c’est de commencer petit, c’est-à-dire dire non lorsqu’il n’y a pas ou peu d’enjeu émotionnel. 

Dire non à son boulanger, on est bien d’accord, ne va pas être vécu de la même manière dans votre système que si c’est par exemple dire non à un parent, à votre amoureux, ou à votre patron,…

Je vous propose un exercice pratique que vous pouvez planifier dans votre semaine, dans votre mois par exemple :

pour exprimer vos ressentis avec un cadre défini, c’est de proposer un espace de parole où chacun va avoir un temps identique pour dire ce qu’il ressent et où toutes les personnes en présence ne vont pas répondre, interagir ou encore rebondir sur ce qui vient d’être partagé. On va oser parler de soi et pas sur l’aute ou les autres. 

Rester dans un espace d’accueil, d’écoute, de présence et lorsque la personne a fini de s’exprimer, une autre personne prend la parole pour une même durée et partage ce qui est présent pour elle.

C’est particulièrement intéressant comme pratique dans la relation amoureuse notamment ou avec vos enfants pour vous offrir un temps, de présence ensemble.

J’aimerai aussi vous apporter quelques questions de coaching pour éclairer les enjeux du non comme : 

  • si je dis oui à cela, à quoi je dis non ?
  • si je dis non à cela, à quoi je dis oui ?
  • alors qu’est-ce-que je choisis en conscience ?

Je vous propose également d’aller refléter une situation dans le passé :

  • regarder en conscience une situation que vous avez vécue dans laquelle vous n’avez pas osé dire non
  • voyez en quoi vous y avez contribué, quelle est votre responsabilité dans cette situation
  • observer les bénéfices secondaires que vous en avez tirés
  • et reconnaissez ce que ça vous à laisser à vivre dans le passé/et ce que ça vous laisse à vivre éventuellement encore aujourd’hui

Puis de tourner votre regard vers demain :

  • quelle est votre intention envers cette situation, quelles valeurs souhaitez-vous commencer à honorer à travers cette expérience
  • qu’est-ce que vous pourriez créer de différent pour cela dans votre vie et comment vous pourriez aussi convier les autres à créer quelque chose de différent avec vous

    en veillant à garder votre coeur ouvert aussi aux réponses des autres avec le moins d’attentes possibles car qui dit attentes, dit frustrations éventuelles.

Et puis une pratique sacrée que j’affectionne, c’est la pratique engageante des mantras

Un mantra c’est quoi ? Man ça veut dire esprit en sanskrit et Tra ça signifie outils.

Donc un mantra c’est un outils qui permet d’agir sur le mental, il agit sur soi et donc sur l’extérieur puisque l’extérieur est le reflet de notre intérieur.

Pour cela vous pouvez, idéalement soit au lever soit au coucher du soleil mais bien sûr chacun fait comme ça lui est possible, dans un premier temps avoir un espace de médiation pour éviter d’avoir le mental dispersé, si vous avez des pratiques autour de la respiration c’est le bienvenu et dans cet espace de présence vous allez soit :

  • tout haut : réciter ou chanter
  • murmurer : à peine bouger les lèvres
  • dans la tête : visualiser en même temps les mots
  • la non récitation : c’est quand le mantra commence à agir tout seul.

Répéter 108 fois, en conscience, à l’aide de votre mala qui contient 108 perles si vous en avez un sinon voici un lien qui vous explique comment compter sur les doigts et savoir où vous en êtes, vous allez répéter le bij mantra associé au chakra qu’il vous semble nécessaire de travailler. 

Un bij mantra c’est quoi ? Bij en sanskrit ça veut dire graine et donc ça va être un mantra court pour vous donner un exemple le bij mantra correspondant au premier chakra racine est : Lam.

Travailler avec les premiers chakras puis remonter progressivement

Bien sûr on pourrait aller directement travailler avec le bij mantra correspondant au chakra de la gorge mais comme je vous l’indiquais au début de cet article, il est préférable de faire d’abord le travail sur les premiers chakras dysfonctionnels puis de remonter progressivement jusqu’au 5ème chakra qui correspond à la gorge et donc à l’expression.

Alors j’aime bien indiquer un temps de pratique quotidienne sur 21 ou 40 jours et donc l’invitation, si ça vous parle, c’est de pratiquer déjà un premier bij mantra, tous les jours, sur 21 ou 40 jours. Soyez à l’écoute du processus pour observer les changements. Bien sûr vous pouvez renouveler si au bout des 21 ou 40 jours vous sentez que vous avez encore besoin de travailler ce chakra alors vous repartez de nouveau sur une pratique de 21 ou 40 jours. Je vous invite plutôt à focuser sur un mantra plutôt que de pratiquer plusieurs mantras en même temps ce qui va permettre de focaliser l’énergie au même endroit. 

Enfin, nous pouvons aussi dire non avec grâce.

Alors pour conclure : 

Je vais vous inviter à beaucoup de douceur pour vous, dans vos paroles, dans vos mots et à maintenir le dialogue et avec courage, ne pas rogner des angles de qui vous êtes en osant dire non, en vous affirmant, en vous sentant légitime et intègre.

Et je vais vous partager cette citation de Paulo Coelho, cet auteur célèbre qui dit : « Quand tu dis oui à quelqu’un assure-toi de ne pas te dire non ». 

J’espère que ce partage vous permettra d’amener de la lumière, de la clarté sur le oui, le non, les enjeux.

N’hésitez pas à me partager en retour vos expériences.

Merci de votre lecture,  

Magali

L’ensemble des bij mantras correspondant aux sept chakras principaux :

7ème chakra coronal : Om

6ème chakra 3ème oeil : Ksam

5ème chakra gorge : Ham

4ème chakra coeur : Yam

3ème chakra plexus solaire : Ram

2ème chakra sacré : Vam

1er chakra racine : Lam

Photo : Inconnue

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