S’il ne devait me rester qu’un mot à prononcer, là, avant le dernier souffle, ce serait merci.

Merci pour tout ce qui a été vécu, ressenti, palpé, éprouvé.

C’est dense, riche, touchant de vivre notre coeur s’ouvrir, grandir et fleurir.

C’est doux à l’intérieur comme un rayon de soleil dont le feu ne brûle pas.

C’est enveloppant comme la bise sur le front avant le sommeil.

Et puis ça a la saveur du bonheur.

Merci pour tout ce qui se vit : les larmes, les séparations, les deuils, les arrachements, les passions, les amitiés, les rires, les fêlures, les blessures et les écorchures.

Des émerveillements que je ressens constants de sourires, de regards, de paroles, de gestes, de caresses, dans les yeux.

Et si on me demande, de quoi je suis riche, c’est de cela, de ce tout et ce rien à la fois.

Je suis riche des baisers de la vie.

Impromptus, fougueux, suaves, langoureux, délicieux, capricieux comme un amour pour toujours qui nous colle à la chair.

Une esquisse de dentelle, frêle, où à chaque instant, je dis merci, dans le renflement de la paix intérieure où chaque lueur se décline les jours de pluie et de ciel bleu.

Et si les gouttes de sueur, de peurs, de terreurs ont parfois surgi, elles ont été le brasier incandescent de tous mes étonnements.

Pour cela aussi, merci.

Merci pour les flammes et les drames, pour les résistances et les délivrances, pour les instants volés et les mains partagées dans les creux, ce fût précieux.

Je suis riche, riche de mercis, dans une liste infinie.

Et toi bien-aimé, es-tu suffisamment en paix pour dire merci, à toi et à la vie ? Je te le souhaite.

MM

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