J’ai toujours aimé la musique.

La diversité des rythmes, des instruments, des sonorités, je trouve cela fascinant comme une prolongation de la main, du pied, du souffle.

Tout le corps prend part à la mise au monde.

Sur des airs mélancoliques ou au contraire stimulants, il y a la place pour l’émotionnel pour ceux et celles qui s’ouvrent à la vibration des notes.

C’est comme une histoire qui se raconte au gré de la partition et qui nous entraîne, nous prend par la main, nous ouvre le coeur et nous emporte sur son passage.

Il y a tous ces airs qui nous trottent dans la tête des jours et des jours et ceux associés aux meilleurs souvenirs comme aux plus douloureux.

Je me souviens le jour de l’incinération de mon père avoir hésité. Allais-je oser mettre un rockn’roll pour l’accompagner dans ce dernier voyage ? Et puis oui, bien sûr, c’était tellement lui. C’était une partie de sa vie Les chaussettes noires et son amour d’Eddy Mitchell. Alors, assise face au cercueil pour le dernier au revoir, j’ai chanté de Daniela à Pas de boogie woogie, en riant, pleurant et qu’importe les consensus.

Lorsque je me suis mariée, j’avais choisi cette chanson qui me colle à la peau Drôle de vie comme pour sceller notre signature et se rappeler que tu m’avais dit que j’étais faite pour une drôle de vie.

Il y aussi tout le bonheur de ces concerts partagés : Michel Fugain, Julien Clerc, Reggiani, Jonasz, Higelin et tant d’autres, tant de joie, d’effusion, de célébration.

Tant de chansons, de souvenirs et ces émotions nichées dans mon coeur.

Et puis il y a la danse. Impossible de rester stoïque, l’envie de bouger le corps, de glisser sur le parquet, de cheminer librement dans l’espace dans des mouvements tantôt sages, tantôt sauvages. C’est cela aussi la musique, la possibilité de l’expression corporelle.

J’ai aimé apprendre les danses de salon même si elles étaient normées. Chaque danseur et chaque danseuse avait sa façon de s’approprier le mouvement et de le restituer. Je me souviens de valses où je ne savais plus si c’était moi qui tournait dans la salle ou bien si c’était la salle qui tournait autour de moi. C’était chavirant et bouleversant.

J’ai des musiques qui m’accompagnent lorsque j’écris, pas toujours. Lorsque je vous écris ici, oui, c’est ma playlist concentration maximum qui se joue en arrière fond.

Et puis il y a aussi la musique du silence lorsque j’écris mes prières qui sont elles-mêmes une symphonie qui se contient.

Il y a celle lorsque je cuisine qui sont des mantras afin de bénir mes préparations et qui me permettent de chanter pour mon plus grand bonheur.

J’aime la rencontre de la voix et des notes, cette alchimie explosive et émouvante qui me fait vibrer.

Je suis souvent tombée en amour de musiciens et j’ai été bénie de leurs notes offertes au petit matin à mon réveil.

La musique est ma compagne. Elle est là en toutes circonstances et m’offre une palette si vaste de ressentis, à chaque fois c’est un voyage.

Dès que j’entends quelques notes ici ou là, je suis attirée, aimantée, c’est à la fois fusionnel, passionnel et pulsionnel.

La musique c’est ma vie, la votre, la notre, celle que nous jouons tous ensemble dans le grand orchestre de l’existence.

MM

Photo : Inconnue

Playlist : Moments suspendus

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